Santé mentale : ce que révèle le rapport de la mission sénatoriale

Burn-out ou épuisement professionnel

Face à l’augmentation des troubles psychiques liés au travail, le Sénat a créé une mission d’information afin d’évaluer l’ampleur du phénomène, d’analyser ses causes et de proposer des pistes d’amélioration en matière de prévention.

Pour rappel, en mars 2026, Axa publiait les chiffres de l’absentéisme au titre de l’année 2025 dans son baromètre Datascope. La dégradation de la santé mentale figurait parmi les principaux constats.

Il ressortait du baromètre que les troublent psychologiques apparaissent comme la première cause des arrêts de travail de longue durée. Ils sont à l’origine de 38% de ces arrêts, devant les troubles musculo-squelettiques (27%) et la traumatologie (9%). L’âge moyen de la survenance de ces troubles est de 40 ans. Les femmes sont particulièrement impactées.

La mission d’information sénatoriale s’est de son côté focalisée sur l’épuisement professionnel ou burn out. Elle souligne que la souffrance psychique au travail constitue désormais un véritable enjeu de santé publique et que le problème a pris la dimension d’une « irrésistible crise sanitaire ».

 

Le revue Santé & Travail a révélé les grandes lignes de 39 recommandations du rapport de la mission sénatoriale

Le Sénat a décidé de ne pas rendre public se rapport. La revue Santé & Travail en a néanmoins communiqué les grandes lignes.

Les premières recommandations portent sur la nécessité d’élaborer une définition harmonisée de l’épuisement professionnel. Cette étape aurait facilité à terme la reconnaissance de ce syndrome comme une maladie inscrite dans la classification internationale des maladies.

Parmi les autres mesures, le rapport recommande l’ouverture de négociations dans le but de créer un tableau spécifique au pathologies psychiques. En effet, à l’heure actuelle, le tableau des maladies professionnelles n’inclue pas de maladie psychique provoquée par le travail.

Un renforcement de la prévention primaire en agissant sur l’organisation du travail plutôt que sur les seules capacités individuelles d’adaptation est également préconisé.

 

La mission rappelle que la souffrance psychique au travail ne relève pas uniquement de situations individuelles mais constitue un phénomène collectif résultant des évolutions de l’organisation du travail.

Elle encourage à faire de la prévention des risques psychosociaux une priorité des politiques de santé au travail et à renforcer la responsabilité des employeurs, des pouvoirs publics et des partenaires sociaux.

Les travaux réalisés mettent en évidence la nécessité d’une approche globale associant prévention, reconnaissance des troubles, amélioration des conditions de travail et accompagnement des personnes concernées.

 

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