La prévention des risques psychosociaux, un levier majeur pour réduire l’absentéisme
Axa vient de publier le baromètre de l’absentéisme 2025.
La hausse des arrêts maladie se poursuit, portée par la progression des arrêts de longue durée. Alors que le taux d’absentéisme était de 3.2% en 2019, il s’élevait à 4.8% en 2025. Par ailleurs 35% des salariés ont été absents au moins une fois dans l’année. Cela est d’autant plus préoccupant que rien ne laisse présager l’atteinte d’un palier selon Axa.
La progression de l’absentéisme est plus marquée chez les salariés de moins de 35 ans ainsi que chez les cadres alors que ces populations s’avèrent être moins impactées de façon habituelle.
En revanche, le taux d’absentéisme des femmes est de façon historique plus important que celui des hommes et le baromètre souligne le fait que l’écart continue de se creuser.
La hausse du taux d’absentéisme est lourd de conséquences, bien évidemment au niveau humain, mais également sur le plan économique et organisationnel.
Derrière les chiffres se cachent des réalités complexes : problèmes de santé physique mais aussi stress chronique, exposition à des violences ou dégradation du climat social. D’ailleurs, la santé mentale est devenue la première cause des arrêts de travail de longue durée, devant les troubles musculo-squelettiques puis la traumatologie.
Cette augmentation des arrêts peut entrainer des coûts directs et indirects pour les entreprises, des désorganisations internes et une dégradation du climat social. Les reports de tâches sur les salariés présents peuvent générer des surcharges et un désengagement qui va alimenter le cercle vicieux.
Cette augmentation a également des impacts au niveau sociétal en entrainant une pression accrue sur les actifs présents ainsi que sur les finances publiques.
Plus que jamais, la prévention des risques et notamment psychosociaux constitue un enjeu majeur pour les entreprises
Réduire l’absentéisme ne se limite pas à traiter les symptômes mais nécessite d’agir sur les causes profondes.
L’étude Axa souligne que le dispositif mon soutien psy prend de l’ampleur. Néanmoins, il est important de rappeler que ce dispositif intervient en réparation et non pas en prévention.
Une approche combinant la réalisation d’un diagnostic, un dialogue social de qualité, la mise en place d’un plan d’action comprenant des mesures organisationnelles contribuera assurément à améliorer les conditions de travail.
Enfin, tous les risques ne peuvent pas être supprimés. Dans ce cas, d’autres mesures peuvent aider les salariés à mieux faire face aux facteurs de stress auxquels ils sont exposés. Il s’agit par exemple des formations, du coaching, des partages de pratiques ou du codéveloppement.

